Attitude à adopter si une envie de démissionner vous prend

Alors que dans certains cas, la démission se justifie, dans d’autres, elle mériterait une réflexion mûrie de la part du salarié. Démissionner sur un coup de tête, exaspéré par son supérieur ou ses collègues, pourrait être lourd de conséquences à court comme à moyen terme. Alors, avant d’en arriver là, et même si les éléments sont contre vous, sachez garder raison… au moins quelque temps. 

 

 

Tous contre vous?
Sans être paranoïaque, vous allez l’impression que plus rien ne tourne rond avec votre supérieur : il vous accable de travail sans aucune contrepartie (ni promotion, ni augmentation, ni récompense) – avec le risque que vous deveniez moins efficace, comme le révèle une étude de l’Université de Standford une fois la barre des 50 heures hebdomadaires franchie –, il ne respecte pas ses engagements et ne se montre plus digne de confiance à vos yeux, il ne fait pas le nécessaire pour favoriser votre évolution dans la structure – fini les projets excitants ou les défis ambitieux à relever, terminé les formations pour parfaire vos connaissances. Que vous reste-t-il? La culture de l’entreprise? Même pas, la direction ayant changé entre-temps, vous ne vous retrouvez plus dans les nouvelles orientations. Les collègues? À peine, vous les sentez méfiants à votre égard et vous remarquez bien que, lors des réunions, votre position est plus difficile à tenir. La bonne santé financière de l’entreprise? Malheureusement non, l’entreprise se fourvoie en raison de mauvaises décisions qui ont été adoptées. Alors, est-ce le moment de claquer la porte pour souligner votre déception, voire votre exaspération? Sûrement pas, au mieux une lettre de démission en bonne et due forme remise avec courtoisie à votre responsable!

 

 

Octroyez-vous un temps de réflexion
Et si tout n’était pas si sombre dans l’entreprise. Peut-être que vous traversez une période délicate sur le plan personnel qui ne fait qu’exacerber quelques menues incompréhensions professionnelles. C’est sûr que l’humeur n’est pas toujours au rendez-vous si votre enfant ne fait pas ses nuits, votre déménagement se passe mal ou un membre de la famille se bat contre une maladie. C’est le moment de faire une pause (vacances, arrêt de maladie) pour se ressourcer, recharger les batteries et s’offrir une bonne cure de sommeil et de plats sains afin de revenir serein et positif au travail. Essayez de lâcher prise et de ne pas vous bloquer sur quelques irritants au bureau. Si la situation vous parait toujours intenable, alors commencez à vous poser des questions sur un éventuel départ. Pour quel emploi accepteriez-vous de quitter l’entreprise actuelle? Seriez-vous prêt à renoncer à vos avantages, à la proximité avec votre habitation, aux évènements festifs organisés par le service…? Pensez-vous être employable ailleurs facilement? Devriez-vous obtenir un nouveau diplôme ou une nouvelle qualification? Si vous êtes convaincu que le moment est venu de quitter l’entreprise, alors agissez avec courtoisie, car le monde du travail est petit. Ainsi, annoncez votre départ à votre supérieur à un moment opportun (évitez la veille d’un salon professionnel), abstenez-vous d’en parler à vos collègues au préalable, restez positif dans les propos tenus lors de la rencontre et repris dans la lettre que vous remettrez afin de laisser une image professionnelle à votre interlocuteur qui ne manquera pas de s’en souvenir lors des prises de référence. Conclusion, vous avez décidé de partir, mais aussi de rester en bon terme, donc oubliez l’abandon de poste et la stratégie de la terre brûlée.

 

Si la démission fait suite à une décision mûrement réfléchie, elle est respectable, et ce, d’autant plus qu’elle sera menée de façon courtoise et professionnelle. Car, un acte de démission négligemment accompli peut avoir des effets dévastateurs.

 

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