Changer de domaine: les bonnes questions à se poser

L’envie de laisser tomber vos activités professionnelles et de changer de domaine pour repartir à zéro vous a déjà effleuré l’esprit ? Avant de vous lancer à la recherche de pâturages plus verts où développer de nouvelles compétences, certaines questions valent la peine d’être posées pour ne pas y traîner vos insatisfactions.

Qu’est-ce qui m’anime sur le plan professionnel ?

On peut se prêter à l’exercice de dresser une liste de nos motivateurs, suggère Marie-Hélène Collin, conseillère d’orientation pour la firme Brisson Legris. Les irritants se montreront tout aussi révélateurs : « Qu’est-ce que j’ai envie de changer ? Est-ce que c’est mon milieu de travail ou mon rôle qui m’amène à vivre des tensions ? »

Se questionner sur la place qu’on accorde au travail

« Ici, on est plus dans l’aspect des valeurs », poursuit Mme Collin. Dans notre réflexion, on pourra se demander ce que le travail nous apporte. Est-ce que je travaille pour des raisons économiques ? Pour l’expérience ? Pour me réaliser, pour développer mon potentiel ? Est-ce que je recherche de la reconnaissance, un statut social, un sentiment d’appartenance ?

Ces questions peuvent se poser avec plus d’insistance lors d’un changement important dans notre vie, qu’il s’agisse d’un événement heureux comme la venue d’un enfant, qui viendra peut-être pousser de son piédestal la place centrale qu’occupait la carrière jusqu’ici, ou encore lorsque surviennent des limitations imposées par un accident ou une blessure.

Est-ce que mon désir de changement découle d’un choix ou m’est-il imposé ?

« Ça change la perspective de la réorientation », affirme Mme Collin. Une obligation de se réorienter, notamment en raison d’une mise à pied ou d’une transformation de son secteur d’activité, entraînera un processus de deuil qui devra se vivre en parallèle de la démarche. Car si le changement de carrière complet n’est pas nécessairement toujours la solution, il s’impose parfois sans nous laisser le choix.

Qu’est-ce que j’ai à offrir et que pourrais-je faire d’autre ?

En se questionnant sur les forces que l’on souhaite exploiter davantage, on pourra doucement réaligner notre trajectoire de carrière sur nos valeurs plutôt que d’effectuer un repositionnement drastique dans un tout autre domaine. Parfois, l’évolution se fera davantage « à l’horizontale », en allant chercher des compétences complémentaires, plutôt « qu’à la verticale », en évoluant vers des postes de gestion.  

En amont de toute démarche pour changer de domaine, qu’on soit accompagné d’un conseiller d’orientation ou non, il faut d’abord se demander ce qui nous amène à penser à l’option de la réorientation ? Si le questionnement découle dans la plupart des cas d’une insatisfaction au travail, Marie-Hélène Collin invite à creuser plus loin cette sensation de frustration afin d’en préciser la cause. « Est-ce que c’est de l’ordre de la tâche qu’on accomplit ? Est-ce que c’est l’environnement de travail, la relation avec une personne en particulier (par exemple notre gestionnaire), ou encore le style de gestion ? » énumère-t-elle.

Dresser sa ligne de vie pourra aussi nous fournir une riche matière à réflexion. En examinant toutes les expériences que nous avons vécues, tant professionnelles que personnelles, on pourra se demander : « Qu’est-ce que j’ai développé, qu’est-ce que j’ai aimé ? »

Tous les éléments récoltés nous fourniront des indices pour nous aider dans notre processus de réorientation.

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