Savez-vous vous déconnecter ?

Soir, fin de semaine, vacances : vous ne pouvez pas vous empêcher de jeter un coup d’œil à votre boîte de réception professionnelle pour régler des détails et urgences ou de laisser votre téléphone allumé au cas où on aurait besoin de vous. A l’heure où de plus en plus de pays mettent en place des lois pour favoriser le droit de déconnecter du bureau, découvrez les bons réflexes pour vous couper totalement du bureau lorsque vous n’êtes pas en service !

Changez de posture
C’est la première étape, et sans doute aussi la plus difficile. L’une des raisons pour lesquelles vous pouvez avoir du mal à vous déconnecter du bureau est que vous êtes (ou que vous
vous considérez comme) indispensable à votre entreprise. La révélation du jour : à moins de circonstances vraiment exceptionnelles, il y a peu de risques pour qu’elle s’effondre parce que vous ne répondrez pas à votre téléphone pendant quelques heures, voire sur deux jours. Effectuez un travail sur vous-même, à l’aide d’une formation sur le lâcher-prise ou d’un psychologue au besoin, pour admettre que votre présence et votre réactivité ne sont pas si vitales que cela.

En vacances, déléguez
C’est la suite logique : lorsque vous vous absentez pour deux semaines, voire plus, vous partirez l’esprit plus tranquille en sachant que l’un de vos collègues, ou votre
gestionnaire, s’occupe de vos dossiers à votre place. Avant de partir, demandez un volontaire et informez-le sur vos affaires en cours afin qu’il puisse régler les urgences
pendant que vous ne serez pas là ou informer vos interlocuteurs (clients, fournisseurs…), que vous vous occuperez de leur demande à votre retour. N’hésitez pas à instaurer une réponse automatique par courriel et un message de répondeur donnant le contact de cette personne pour quiconque aurait besoin d’une réponse. Bien sûr, renvoyez
l’ascenseur : si ce collègue vous demande le mois suivant de lui rendre la pareille, acceptez.

Votre entourage à la rescousse
La connexion constante peut être un véritable sujet de conflit au sein d’un couple ou d’une famille, mais bien gérées, ces relations peuvent vous aider à débrancher vos
appareils et votre cerveau. Demandez à votre conjoint ou à vos amis par exemple d’intervenir quand ils vous voient travailler alors que vous êtes censé profiter de leur
présence. Mettez en place des règles claires : si vous êtes sur votre téléphone professionnel après une certaine heure, qu’ils vous forcent à arrêter. Et bien sûr, ne leur
en veuillez pas ! C’est vous qui le leur avez demandé et c’est pour votre bien.

Une question de conditionnement
Vous pensiez que les théories de Pavlov ne concernaient que le dressage des chiens ? Détrompez-vous : cela peut aussi s’appliquer à vous ! Lorsque vous aurez réalisé à quel
point votre qualité de vie s’améliore sans cette connexion permanente, le réflexe viendra tout seul. En attendant, prévoyez pour vous-même de petites récompenses et punitions en vous basant sur vos goûts et dégoûts. Par exemple, faites-vous plaisir avec un chocolat ou un épisode de votre série préférée quand vous réussissez à passer une demi-journée sans consulter vos courriels, ou forcez-vous à faire une corvée que vous détestez si vous cédez à la tentation. Vous finirez par associer automatiquement la déconnexion à des choses positives et la connexion à du négatif.

Coupez tout !
Eteignez votre téléphone et votre ordinateur et ne les rallumez pas avant un moment prédéfini (pourquoi pas le lundi matin dans les transports en route vers votre lieu de
travail). Dans l’idéal, laissez-les même au bureau, ainsi même si vous en avez très envie, vous ne pourrez pas les utiliser chez vous. Si vous vous servez des mêmes appareils pour un usage personnel et professionnel, désactivez toutes les notifications liées à votre travail et déconnectez-vous des outils comme votre boîte de réception, Skype ou
Dropbox afin d’être injoignable.

Demandez de l’aide à votre entreprise
Enfin, vous n’êtes pas seul responsable de votre capacité à vous déconnecter. Votre entreprise peut et doit mettre en place une politique adaptée pour vous aider. Tout
d’abord, personne ne doit vous contacter en-dehors de vos heures de travail, faites-le savoir et redéfinissez la notion d’urgence : combien de fois avez-vous été dérangé
pendant une soirée en famille pour quelque chose qui aurait très bien pu attendre le lendemain matin ? Ensuite, voyez avec la direction ce qu’elle peut organiser. Ainsi, le
service informatique peut très bien bloquer l’accès à votre boîte de réception après 19h, de façon à ce que vous ne puissiez pas la consulter même si vous êtes tenté !

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