Comment réagir quand l’ennui prend le dessus au bureau?

Un peu d’ennui au bureau ne fait pas de mal et pourrait même être l’occasion de vous atteler à certaines corvées qui figurent en bas de votre liste de tâches. En revanche, quand l’ennui commence à s’installer, la donne est totalement différente. Il est important que vous réagissiez rapidement avant que le bore-out ne vous frappe de plein fouet. Car, comme le mentionne Christian Bourion, spécialiste de la gestion du travail dans son ouvrage (Le Bore-out syndrom : quand l’ennui au travail rend fou), ce nouveau mal peut être lourd de conséquences pour les salariés.

 

 

Tour d’horizon de l’ennui
Pas de quoi s’alarmer lorsque le téléphone ne sonne pas pendant quelques heures, qu’aucun dossier n’encombre votre bureau pendant une journée ou que, du côté des courriels, c’est silence radio. En revanche, si on ne vous confie plus de missions depuis quelque temps, s’il y a un méchant décalage entre les fonctions que vous exercez et ce qui était promis dans l’offre d’emploi – quelque peu alléchante –, si vous vous sentez « placardisé » – faute de pouvoir vous licencier – et que vous en venez à regarder votre montre tous les quarts d’heure, que vous faites durer allégrement vos pauses-café, que vous naviguez sur Internet sans objectif clair… il est grand temps de vous prendre en mains. En effet, la descente peut être rapide : après une première étape de démotivation, de tristesse et d’anxiété s’installera à plus long terme une période de déconstruction de votre personnalité, qui pourrait aller jusqu’à la dépression. Outre les conséquences psychologiques, l’ennui au travail peut nuire à votre corps : d’une part, vous pourriez être amené à recourir à des palliatifs qui ont également leur travers (cigarette, alcool) et, d’autre part, les maladies peuvent plus facilement se développer (trois fois moins d’accidents cardiovasculaires chez les salariés ayant un emploi motivant). 

 

 

À chaque situation sa réponse
Si l’ennui survient au bureau, alors que vous êtes en pleine période estivale, pas d’alarmisme. Profitez-en pour effectuer des tâches que vous reportiez sans cesse telles que ranger son bureau, gérer sa boite de courriel, mettre à jour sa documentation, faire un peu de veille technologique, réseauter, tester de nouvelles méthodes d’organisation… Toutefois, si l’ennui perdure et semble émaner d’un échelon supérieur, évitez – de grâce – de ne pas tomber dans cette « normalité » en acceptant cette situation. Réfléchissez à vos aspirations professionnelles réelles, remettez-vous en question quant à la satisfaction et à la fierté d’exercer cet emploi, pensez à élaborer des stratégies pour progresser dans l’organisation ou des axes d’amélioration que vous pourriez proposer à vos supérieurs, envisagez aussi à instaurer un dialogue avec votre hiérarchie afin d’exprimer votre déception quant à la non-adéquation entre les tâches qui vous incombent et votre expérience ainsi que vos compétences.

 

 

Le bore-out, pendant du burn-out (épuisement professionnel), est un fléau qui est loin d’être simple à gérer. Il est important d’être bien entouré pour arriver à exprimer ce mal-être à sa famille, à ses collègues et à sa hiérarchie en trouvant les mots justes sans ressentir une quelconque gêne ou honte à être sous-employé tout en étant payé… alors que le chômage est bien souvent le premier sujet de préoccupation des pays développés.

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